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Le moment du choix ...

mercredi 21 février 2007, par marc

Et bien voilà ... c’est fait, après mûre réflexion je prends parti pour l’élection présidentielle en choisissant le candidat pour qui je vais voter. Peut-être est-ce un peu tôt... après tout on ne connaît pas encore la liste définitive des prétendants...

Il ne s’agit pas à proprement parlé d’un engagement politique au sens militant, je ne prends pas pour autant la carte d’un parti politique !

Au tout début de ma vie citoyenne et plutôt par tradition familiale, j’étais plus volontiers enclin à voter à gauche. Oui mais voilà... la vie a fait que je me suis retrouvé très tôt plongé dans l’univers marxiste des pays de l’est. On ne sort pas indemne de huit années passées dans le "paradis rouge"...

Par un effet de balancier, le rejet viscéral du marxisme m’a orienté par la suite vers un vote plutôt classé à droite. Sans pour autant plonger dans l’extrémisme, toujours en demeurant ancré dans une solide tradition républicaine.

Probablement qu’autrefois les choses étaient plus simples, plus tranchées et que le clivage gauche / droite pouvait avoir un sens. Malgré la chute du mur de Berlin force est de constater que les choses n’ont pas franchement évoluées et que le clivage en deux camps perdure.

Pourtant combien de fois n’ai je pas regretté ce gâchis des compétences et des bonnes volontés empêtrés que nous étions dans cette stérile querelle gauche/droite. Combien de fois n’ai-je pas senti que j’avais plus envie de travailler avec des gens de "l’autre bord" qu’avec certains individus de "mon camp" ...

Mais quoi, en France on aime bien se colleter avec ceux de la tribu d’en face !!! C’est la querelle des Renault et des Peugeot des fins de repas familiaux c’est ce célèbre dessin de Caran d’Ache : "Ils en ont parlé" au moment de l’affaire Dreyffus ... Il y a la question de l’Europe, il est vrai qu’au début je penchais plus pour une "Europe des Nations"... Et puis mon opinion a évolué. Comment peut-on imaginer réussir dans ce monde multipolaire en s’enfermant dans un cadre étriqué, replié sur des frontières hexagonales ? La construction Européenne s’impose comme une évidence.

Le repli sur soi c’est la méconnaissance de l’autre et la méconnaissance de l’autre engendre très vite la peur et la peur c’est le rejet. Pour moi le racisme ce n’est pas autre chose que la crainte de celui que l’on connaît pas.

Tout ceci fait que je ne peux rester insensible au discours de François Bayrou. Bousculer enfin la bipolarisation, travailler ensemble, unir les forces des hommes et des femmes de bonne volonté, rejeter les extrèmes voilà bien un discours qui me séduit et qui répond à mes attentes.

Alors certes il reste des points de divergence. L’intégration de la Turquie à l’Europe en est un. Pour ma part, je pense que qu’il faut que la Turquie entre dans l’Europe sinon elle basculera de l’autre côté et nous aurons à notre porte un pays fortement connecté à l’Iran et l’Irak. Plus anecdotique, sans y être farouchement opposé, je ne suis pas un fervent partisan des langues régionales... "les imbéciles heureux qui sont nés quelque part" ... Mais la politique n’est ce pas aussi pas aussi l’art du compromis ?

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