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Isidore Beautrelet est un con

mardi 20 avril 2010, par marc

Bon alors après un bon repas et une bonne nuit à l’auberge (formule VRP) j’engloutis un copieux petit déjeuner prends un bain et hop j’enfourche le Brompton direction le port.

Il fait toujours aussi beau, cette fois il faut conclure. La gare maritime est pleine de rosbifs qui tentent de rallier la perfide Albion, il faut dire que les ferries et les NGV se succèdent sans interruption apparemment peu troublés par les cendres islandaises.

Toujours rien.

Je décide alors d’explorer le front de mer et le port de plaisance. L’endroit est plaisant comme il se doit, la plage de galets où l’autochtone construit de désuètes et charmantes cabines de bain en bois semble bien accueillante. Il fait encore un peu frisquet pour se baigner mais les promeneurs sont nombreux. Je repère un estaminet où je reviendrai déjeuner tout à l’heure.

Je rebrousse chemin direction le musée Malraux. Ni une ni deux je plie le Brompton le glisse dans son sac et je demande ingénument à la charmante préposée de me garder mon bagage, ce qu’elle accepte avec empressement. Et me voici arpentant le deuxième musée des impressionnistes après Paris (dixit le prospectus). Et oui « Impression soleil levant » a été peint au Havre par Manet... tel le légionnaire moyen je me tape une orgie de Boudin (Eugène) mais j’avoue un petit faible pour Dufy (Bien cool le Raoul).

Après avoir bien flâne dans le musée voici tout à coup que j’aperçois la silhouette massive d’un porte containers à travers les baies vitrée. Sacrebleu j’allais rater la marée ! Un petit détour par la librairie du musée pour acheter un joli bouquin sur la reconstruction du Havre. Tiens au passage c’est fou ce que les villes qui semblent insignifiantes au premier abord recèlent de vie et de passion. Le Havre c’est un peu un Brasilia à la Française, une conception architecturale de A à Z, une création sur les décombres de la guerre... Mais trêve de bavardage, vite ma bécane, la jeune employée pousse un Ohhh... d’étonnement quand je lui révèle que le paquet qu’elle vient de me remettre n’est autre que mon vélo... Et oui poulette appelle moi Bond, James Bond (j’ai la chambre 07 à l’hôtel, ce n’est pas un hasard).

En quelques coups de pédale me voici sur la jetée pour assister à un ballet de gros navires. Et que je rentre un pétrolier et que je te sors un vraquier, les remorqueurs tirent, poussent, les pilotes font la navette, un NGV se glisse entre les rangs et fait la toupie dans la darse pour se mettre à cul sur son quai d’embarquement. Ah le beau spectacle portuaire...

Mince et si Tournesol était dans le St Charlotte qui quitte le port en loucedé....

Mouais … pas convaincant tout ça, je décide d’aller déjeuner... Direction le bord de mer et la guinguette où j’entre, le Brompton plié dans son sac. Bon ce sera un wok de requin aux quatre légumes et un pichet de Côte du Rhône. Derrière les fourneaux une cochinchinoie revêche (que Pol Pot à côté c’est Fernand Reynaud) fait frire la tambouille.

C’est au moment où je finis mon repas que surgit, je te le donne en mille Émile, Isidore Beautrelet. Ah ben ça manquait plus lui... Et le voilà qui me susurre finaud que si je veux trouver des infos sur qui je sais, lui bien sûr il en a une de première bourre, enfin il connait quelqu’un qui à coup sûr, peut me renseigner. Et pour ça il me fourgue une adresse : Rue Maupassant à Etretat : le Clos Lupin.

Ben voyons, déjà hier les nanas du père Ophuls avaient failli me faire foutre en l’air en surgissant devant ma bagnole et maintenant Arsène Lupin...

Bon je m’en foutais, Lupin, j’avais tout lu et archi relu... alors hop ni une ni deux, je retourne à l’hôtel, plie ma bécane que je glisse dans le coffre et en route pour Etretat en pays de Caux.

Bon je vous rassure l’aiguille creuse (préfecture Guéret), la grande arche tout est encore en place.

Et c’est d’un pas décidé que je me dirige vers le Clos Lupin, la maison de Maurice Leblanc. Pour être tout à fait honnête je me dois de confesser qu’au musée Malraux on m’avait refilé en même temps que mon billet un passe pour une réduction dans d’autres sites et musées du voisinage... Mais il n’y pas de petits profits et l’occasion faisant le larron.

Mais ce Beautrelet est un empaffé de première, oh bien sûr c’est Lupin en personne qui te fait visiter la cabane du père Leblanc mais c’est un monologue. Prudent le vieux renard, il te file un audio guide avec un casque mais bernique (ta mère) pas de micro...

Et je ressorts grosjean comme devant … Je regagne donc le Havre tout songeur. Encore une fausse piste.

Oh mais attention, inutile de tenter de m’égarer avec les soi-disant ports du sud de la Turquie, on m’a déjà fait marron à la Spezia ...

Non mais un détail me chiffonne... Puisque je ne trouve pas de trace en surface... serait-ce.... Bon sang mais c’est bien sur !

Tournesol...sous marin … Comment n’y ai je pas pensé plus tôt ! Un sous marin !!!

Ah ah !!! demain dès l’aube … enfin n’exagérons rien demain matin à la première, non à la deuxième heure direction Cherbourg. Le Redoutable m’attend et il parlera lui !!!

Et en attendant je vais aller gloutir et me descendre un petit carafon de coteau ardéchois que j’avais repéré sur la carte hier soir.

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